L’amère réalité du tricycle ancestral de Siquijor… et si on en parlait ?

À Siquijor, le tricycle ancestral n’est pas un simple moyen de transport : c’est une véritable signature de l’île. Conçu pour ses routes sinueuses et son relief parfois capricieux, il fait partie du paysage, du quotidien… et de l’âme locale. Coloré, robuste, authentique — il porte une histoire que beaucoup de visiteurs découvrent avec fascination.

Mais aujourd’hui, un changement discret s’opère. Le tuk-tuk moderne, plus rapide et plus confortable, gagne du terrain. Séduisant pour les touristes comme pour les habitants, il répond aux attentes d’un monde toujours plus pressé.

Et pourtant… à quel prix ?

Car à mesure que le tuk-tuk s’impose, le tricycle traditionnel recule. Moins « tendance », mais tellement plus adapté aux réalités de l’île. Peut-on vraiment remplacer un véhicule pensé pour ce terrain par un modèle conçu pour des routes urbaines bien lisses ?

Derrière cette évolution, c’est toute une identité qui vacille. Le tricycle ancestral, c’est l’ingéniosité locale, la résilience… un héritage vivant. Le voir disparaître, c’est perdre un peu de l’âme unique de l’île.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Faut-il privilégier modernité et confort, ou préserver ce symbole emblématique de Siquijor ?